SOS Racisme : touche pas à mes aides !

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Le 27/01/2015

 Sans adhérents, sans soutien populaire, l'association antiraciste a tout de même réclamé plus de 300 000 euros à l'ACSÉ, une agence de l'Etat, en 2013.

enquêtes du contribuable associationsArticle des Enquêtes du contribuable n°8 décembre 2014/janvier 2015, «Associations : comment elles vivent de l’argent public». En kiosque. Vous pouvez commander en ligne ce numéro (3,50 €€).

Une bérézina : à peine une vingtaine de personnes s’étaient réunies, en novembre dernier, sur le campus de Poitiers pour assister à l’assemblée générale constitutive d’un comité local de SOS Racisme. Il est loin le temps où les « potes » défilaient par milliers dans les rues de Paris pour créer un «cordon sanitaire» autour du FN. Aujourd’hui, à Poitiers comme ailleurs, l’association ne fait plus recette.

SOS Racisme ne fait plus recette mais a besoin d’argent et même de beaucoup d’argent si on se réfère aux demandes de subventions que l’association a adressées il y a un an à l’ACSÉ (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, sur cette agence lire notre article « L’ACSÉ, un guichet à subventions »).

budget prévisionnel SOS RacismeDans ce document, que Les Enquêtes du contribuable sont parvenues à se procurer en exclusivité, l’association qui table sur un budget prévisionnel de près de 1,4 million d’euros en 2013, ouvre grande sa sébile. Après avoir encaissé 177 500 euros en 2011, puis 235 800 euros en 2012, elle réclame à nouveau, le 19 mars 2013, 160 000 euros au titre des aides qu’elle dispense aux victimes de racisme ou de discrimination ; 100 000 euros pour ses actions d’éducation populaire au nom du «vivre ensemble» et 75 000 euros pour une «mobilisation citoyenne par l’action militante».

Selon une note interne, il semble que Naïma Charaï, présidente de l’ACSÉ et conseillère régionale PS d’Aquitaine ait décidé de bien beurrer la tartine des potes en leur accordant immédiatement 150 000 euros d’aides. L’histoire ne dit pas si d’autres rallonges ont été accordées après le 19 mars 2013, l’association de Dominique Sopo quémandant aussi des subsides à travers un satellite comme la Fédération nationale des maisons des potes (FNDMP).

L’ACSÉ n’est pas la seule instance gratifiant cette association qui est progressivement passée de la défense des immigrés à la stigmatisation des autochtones. Si on se fie au budget prévisionnel que l’association a présenté à l’agence lors de sa demande de subventions, elle est aussi perfusée par le ministère de l’Education nationale, le ministère de la Jeunesse et des Sports, la Ville de Paris, le Conseil régional d’Ile-de-France, sans qu’il soit possible d’évaluer ce qu’elle touche aux échelons locaux puisque le total de ces aides n’est pas comptabilisé.

A côté de ces monceaux d’argent public, SOS Racisme a estimé que les cotisations, dons et legs représenteraient une somme nulle lors de l’élaboration du budget prévisionnel 2013, ce qui en dit long sur son assise populaire.

Fabrice Durtal

enquêtes du contribuable associations«Associations : comment elles vivent de l’argent public»Les Enquêtes du contribuable n°8 décembre 2014/janvier 2015. 3,50 €€. En kiosque le lundi 1er décembre et sur abonnement. Vous pouvez commander en ligne ce numéro

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Publié par Rédaction le 27/01/2015
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  • antisosracisme

    Harlem Désir de novembre 1986 à octobre 1987, il occupe la présidence de SOS Racisme tout en étant salarié par l’« Association régionale pour la formation et l’éducation des migrants », basée à Lille en tant que « formateur permanent » et il perçoit pour cet emploi fictif, un salaire mensuel net de 8 900 francs. Cela lui vaut d’être condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux, Harlem Désir aurait également bénéficié d’une amnistie de François Mitterrand concernant une dette de 80 000 francs au Trésor public,

    Le tribunal d’Amiens a condamné ce mardi 5 mai, Jacques Ebosse, le président de SOS Racisme 80, à six mois de prison ferme pour escroquerie aux subventions. Qu’elle est triste, l’audience qui s’est tenue mardi, comme toujours quand une escroquerie est pratiquée au nom de grands et beaux principes !Fin 1999,
    Julien Dray est mis en cause dans une enquête préliminaire pour l’achat d’une montre d’une valeur de 250 000 francs (38 000 euros), dont 150 000 francs payés en liquide. L’affaire est finalement classée sans suite
    Déjà, à l’époque de SOS Racisme, au milieu des années 1980, les militants avaient noté ce penchant dispendieux. «A SOS, nous avons découvert, non sans surprise, sa passion pour les lunettes, les montres, les stylos, les cartables et les scooters. C’est un véritable maniaque», écrit Serge Malik, l’un des fondateurs du mouvement, dans son livre,

  • CREIGNOU

    Quel emploie (fictif) quelle action a part faire chier les FRANCAIS de souche avec notre argent ce sont tous des profiteurs bon a rien, mais tous se paie dans la vie un jour ou l’autre, Madame Le Pen va mettre de l’ordre dans tous ce foutoir et n’oubliez pas une chose « QUI SEME LE VENT…………. »

  • Pole d’animation

    C’est marrant car vous n’évoquez pas les emplois générés par cette structure, ni les actions menées… Et cette phrase sur les activités de cette association qui sont passées « de la défense des immigrés à la stigmatisation des autochtones » en dit long sur le fond de votre pensée. Pour votre information, le lutte contre le racisme n’est pas synonyme de défense des immigrés! Oui, on peut être noir, musulman ET français!

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  • collectif les sans étiquette

    Bravo! pour votre travail qui nous éclair sur les sommes versé à cette association SOS Racisme dont le travail à y regarder de prêt est proche du néant et pour cause elle ne peut être présente dans nos banlieues les jeunes refusant d’être instrumentalisés par une officine du parti socialiste…c’est simple il n’y qu’a regarder les nominations de certains des anciens dirigeants…le plus gra ve sont les sommes qui n’iront pas vers ceux qui en ont réellement besoin, les associations de quartiers qui œuvrent bien souvent avec ce supplément d’âme et les bénévoles que nous saluons au passage. Tant de chose reste à faire et à dire…nous nous y attelons a vos côtés car le Vivre-ensemble dois devenir une réalité dans nos rues. Merci encore pour cet engagement qui fais du bien…pour informations : LE PRINTEMPS DES CHARLIE Samedi 21 Mars place de la République pour le Vivre-Ensemble et le refus par peur de voir nos Libertés sacrifiées. Solidairement!

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