Etre assisté, c’est pas une vie !

alain dumait
Le 24/03/2014

Réduire l’assistanat ne veut pas dire renvoyer les plus pauvres et les plus démunies des personnes actuellement assistées dans la trappe de la misère. Au contraire !

Edito de «L’assistanat ruine la France», Les Enquêtes du contribuable avril/mai 2014 – 68 pages, 3€ 50.

En avant-première, vous pouvez commander en ligne ce numéro.

Etre assisté convient à un grand nombre de gens. Ils en espèrent une vie meilleure. Pourtant, l’Histoire de l’humanité, et de ses progrès, coïncide avec la prise en charge par un nombre de personnes toujours plus grand de leurs responsabilités d’être humain. Assumer sa condition, avec toutes les difficultés que cela suppose, telle est la voie du progrès. Se reposer sur autrui, sur la collectivité – aujourd’hui la société, hier la meute – est  une disposition de l’esprit qui est de l’ordre de la régression, du point de vue de la dignité de l’homme.

L’assistanat aboutit à une impasse fiscale, sociale et économique

C’est aussi la voie de la stagnation économique. Car l’assistanat suppose, pour être financé, des prélèvements de plus en plus importants sur la richesse créée par les producteurs, par les actifs, au profit des assistés. La question de l’assistanat généralisé renvoie à la redistribution des richesses, au mythe de l’égalité et de sa version politique, l’égalitarisme.

Pour le message chrétien des origines, aider son prochain est un devoir. Mais c’est un devoir moral, pas une obligation légale ! On est passé, insensiblement, d’un message d’amour à une règle de droit positif, avec les conséquences fiscales que l’on voit. C’est à dire sans générosité et sans morale… Comme si une collectivité pouvait se substituer aux personnes… On remarquera, sans s’en étonner, que la philanthropie est d’autant plus développée que l’Etat-Providence l’est moins. Vingt fois plus de dons par personne aux Etats-Unis qu’en France !

L’assistanat généralisé, en France comme ailleurs (mais davantage en France qu’ailleurs), aboutit à une impasse sur les plans fiscal, social, économique. Mais – et c’est bien plus grave – il aboutit surtout à un désastre humain, dont les conséquences dramatiques vont jusqu’à transformer la génétique de nos concitoyens. Des études n’ont-elles pas montré, par exemple, que les locataires de logement HLM, après plusieurs générations de « bénéfice » de ce « droit social », étaient plus frileux, et demandaient à vivre dans des logements davantage chauffés que ceux de la moyenne des Français ?

Réduire l’assistanat ne veut pas dire renvoyer les plus pauvres et les plus démunies des personnes actuellement assistées dans la trappe de la misère. Au contraire ! Toutes les études internationales démontrent au moins trois choses.

  • Trop d’assistanat bride la croissance économique.
  • Trop d’assistanat public décourage la générosité privée.
  • Trop d’assistanat démotive les individus (valides et normalement constitués).

La mesure la plus urgente à prendre est la suivante : instaurer une limite dans le temps à toute mesure de prise en charge sociale. Dans l’intérêt des personnes concernées, elles-mêmes !

Alain Dumait, directeur de la publication

«L’assistanat ruine la France», Les Enquêtes du contribuable n°4 avril/mai 2014. En kiosque et sur abonnement. 68 pages – 3,50 €€ Pour commander en ligne ce numéro.

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Publié par Rédaction le 24/03/2014
  • Par marambat, le 22/09/2014

    L’idée est à la mode . coupons les vivres à ceux qui ne creent pas de la richesse . donc on commence par les bavards et les journalistes . ensuite une bonne partie des fonctionnaires et tous les retraites qui coutent tres chers . monsieur fumait vous faites partie du lot mais je suppose que vous avez mis de côté c’est pourquoi vous vous sentez tranquille .a la limite les plus de 70 ans on pourrait les transformer en viande pour animaux je serais assez d’accord .

  • Par Pascal M, le 27/03/2014

    Pourquoi encore stigmatiser les accidentés de la vie que sont les assistés ?
    Alors autant stigmatiser les gens qui sont mort lors d’une guerre ….
    A 52ans passé, je suis au chômage depuis trop longtemps. Les employeurs ne veulent plus de moi car je suis trop vieux, les organismes de formation non plus ne veulent pas de moi car je suis trop vieux, pole emploi est totalement incompétent pour suivre les demandeurs d’emploi.
    J’ai pourtant un BTS et j’ai payé très cher de nombreuses formations de ma poche pour rien.
    Et pour enjolivé le tout je suis seul. Car quand on est chômeur les gens se détournent de vous car il on peur que ce soit contagieux.
    Je suis un assisté, je ne vois plus de projet.
    Prendre une limite dans le temps aux aides sociales me condamnerait à mort.
    avant de toucher aux aides sociales, il y a tellement de chose à faire avant
    – comme annuler toutes les primes des fonctionnaire qui coutent plus milliard par ans.
    – réformer le droit du travail pour qu’un jour j’espère retrouver un job.
    – réduire drastiquement le nombre de communes
    – réduire le mille feuille administratif qui plombent la france.
    – réduire l’impôt papier qui coutent si chère au entreprises.
    – licencier les fonctionnaires qui mettent volontairement les battons dans les roues des entreprises, par idéologie politique. car il y a en a beaucoup.
    – etc
    – etc
    Alain Dumait devrait parler d’abord a ce qui plombe l’emploi avant de s’en prendre aux victimes de cette guerre économiques.
    Un assisté malgré lui
    Pascal M

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