Huit Français sur dix d’accord pour pénaliser les collectivités locales les plus dépensières

Le 31/01/2014

Près des trois quarts des Français (73 %) considèrent que les communes et les communautés de communes ou d’agglomération ne font pas d’efforts suffisants pour maîtriser leurs dépenses et éviter la hausse des impôts locaux.

Les collectivités locales ne sont pas assez rigoureuses dans leur gestion pour trois quarts des Français. Sondage exclusif Ifop / Les Enquêtes du contribuable n°3 « Ces maires qui jettent votre argent à la poubelle ». Acheter en ligne le numéro.

Les Enquêtes du contribuable février/ mars 2014 - 68 pages - 3,50 €. Disponible en ligne, en kiosque et sur abonnement.
Les Enquêtes du contribuable février/ mars 2014 – 68 pages – 3,50 €. Disponible en ligne, en kiosque et sur abonnement.

Près des trois quarts des Français (73 %) considèrent que les communes et les communautés de communes ou d’agglomération ne font pas d’efforts suffisants pour maîtriser leurs dépenses et éviter la hausse des impôts locaux. Cette proportion est stable, en légère hausse même (+2 points), par rapport à mai 2011 (enquête Ifop pour L’Observatoire de la fiscalité et des finances publiques). Seuls 27 % des Français pensent le contraire, et ils ne sont que 3 % à penser « tout à fait » que les collectivités font des efforts suffisants en ce sens.

Ce jugement négatif est plus fort parmi les catégories populaires (77 %), en particulier les employés (79 %), et dans le sud-est de la France (80 %). Concernant la proximité politique des personnes interrogées, les sympathisants  du Front national sont ceux qui partagent le plus ce jugement (83 %), et plus largement ceux qui ont voté Marine Le Pen au premier tour de la dernière élection présidentielle (81 %). 77 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont du même avis. A l’inverse, les catégories professionnelles supérieures, au niveau de vie plus

élevé, considèrent plus massivement (38 %) que les efforts sont suffisants, en particulier les professions libérales et cadres supérieurs (40 %). Si seuls 21 % des Français considèrent que les efforts des collectivités locales ne sont « pas du tout » suffisants, ce taux monte à 30 % chez les 65 ans et plus, 29 % chez les sympathisants UMP,

31 % chez les sympathisants FN, et 37 % chez les sympathisants du Modem (alors qu’ils ne sont que 11 % chez les sympathisants de gauche).

 Clivage gauche/droite

Pour plus de six Français sur dix (61 % précisément), la création des communautés de communes et d’ag- glomération a été pour le contribuable « plutôt une source de nouvelles dépenses et de nouveaux impôts ». Ce sentiment est partagé plus largement encore parmi les Français habitant dans une commune rurale (64 %), tandis qu’à l’inverse, les habitants de l’agglomération parisienne sont moins nombreux (55 %), à deux ans de l’instauration du Grand Paris censé remplacer l’ensemble des intercommunalités de la petite couronne, à avoir cette impression. Seul un peu plus d’un Français sur dix (12 % précisément) voit la création des communautés de communes et d’agglomération comme une source d’économie. Le gros quart restant (27 %) les voit comme « ni l’un, ni l’autre ».

 

cliquez sur l'image pour l'agrandir
cliquez sur l’image pour l’agrandir

Sur cette question également, un clivage gauche/droite est à l’œuvre. Ainsi, seuls 51 % des sympathisants de gauche considèrent que leur création a été source de nouvelles dépenses et de nouveaux impôts contre 71 % à droite. Les salariés du secteur public sont, eux aussi, plus nombreux (64 % contre 57 % chez les salariés du privé) à affirmer qu’elle a été source de dépenses et d’impôts nouveaux, tout comme les retraités, nettement plus nombreux (70 %) que le reste de la population à le déclarer. Au contraire, les professions libérales et cadres supérieurs et les employeurs ou indépendants sans aucun salarié pensent davantage que la moyenne des Français qu’elle a été source d’économies (respectivement 20 % et 21 % contre 12 % en moyenne).

Plus de huit Français sur dix (81 %) estiment qu’il conviendrait de réduire les subventions de l’Etat aux collectivités locales les plus dépensières. Il s’agit d’une progression de 6 points par rapport à une précédente mesure datant de mai 2011, où ils étaient 75 % à approuver cette idée. Seuls 3 % des Français ne sont « pas du tout » d’accord avec cette proposition (-3 points par rapport à mai 2011). Les Français de 65 ans et plus sont plus nombreux à être d’accord avec une réduction des subventions aux collectivités dépensières (88 % contre 76 % des 18-24 ans) et c’est dans l’agglomération parisienne que le taux d’approbation est le plus fort (87 % contre 81 % dans les communes urbaines de province et 79 % dans les communes rurales).

D’un point de vue des affinités politiques, les sympathisants de droite et d’extrême droite sont largement plus favorables à cette proposition : 87 % des sympathisants UMP comme des sympathisants FN, et même 95 % des sympathisants de l’UDI. Les sympathisants de gauche sont plus nombreux à ne pas être d’accord, en particulier ceux du Front de Gauche (24 %) et d’EELV (23 %).

Lire l’ensemble des résultats de l’étude.

« Ces maires qui jettent votre argent à la poubelle », Les Enquêtes du contribuable février/ mars 2014 – 68 pages, 3€50.

En kiosque le 31/01/14 et sur abonnementwww.contribuables.org/boutique.

Articles de la même rubrique


Publié par Rédaction le 31/01/2014