Un bon maire est économe de l’argent public

Le 28/01/2014

L’argent public, pour les collectivités locales comme pour l’Etat, ne devrait servir qu’à financer des tâches ou des équipements ne pouvant absolument pas être pris en charge par l’initiative privée.

Edito de «Ces maires qui jettent votre argent à la poubelle», Les Enquêtes du contribuable février/ mars 2014 – 68 pages, 3€50. 

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Monsieur Bertrand Delanoë, maire de Paris jusqu’en mars 2014, est très fier de pouvoir dire : « J’ai construit 70 000 logements, j’ai créé 10 500 places de crèches ».

C’est ce genre de propos que les contribuables ne supportent plus d’entendre et qu’ils reçoivent comme des offenses ! Car l’argent de ces logements, de ces crèches (et c’est pareil pour les stades, les médiathèques et aussi l’aide sociale ou la culture, pour toute dépense publique…) ne sort pas de la poche du maire, mais bel et bien de la nôtre !

Nous en avons assez de tous ces panonceaux publicitaires « le Conseil général, le Conseil régional, la Communauté de communes, fait ci ou ça pour vous ». Fût-ce pour améliorer la circulation ou l’environnement…

Et ces logements, ces crèches, même si on est heureux pour ceux qui en bénéficieront, on se demande légitimement s’ils constituent toujours et à n’importe quel prix, des dépenses publiques pertinentes. Pour 70 000 logements sociaux aménagés, combien d’immeubles détruits (y compris, à Paris, quelques hôtels particuliers faisant partie du patrimoine historique…) ? Et à quel prix de revient au mètre carré ? Et au détriment de quelles autres dépenses ?…

L’argent public, pour les collectivités locales comme pour l’Etat, ne devrait servir qu’à financer des tâches ou des équipements ne pouvant absolument pas être pris en charge par l’initiative privée. Ce qui n’est le cas ni du logement, ni des crèches.

Sait-on, par exemple, que depuis 30 ans, une réglementation de plus en plus tatillonne a littéralement asphyxié les crèches privées, associatives ou communautaires ? Du coup, l’initiative privée ayant été découragée, on dit qu’il faut bien que la mairie ou le département s’en occupe…

Il est temps que les responsables des collectivités territoriales se mettent au diapason des nécessités collectives, et, à leur tour, prennent des engagements solennels sur la baisse de leurs dépenses, pour aboutir à la baisse de nos impôts. Mais cela suppose une petite révolution intellectuelle de la part du plus grand nombre des élus, de droite comme de gauche. Cela suppose qu’ils cessent de s’imaginer que la collectivité peut faire un usage plus judicieux de l’argent des ménages, pourtant difficilement gagné, que ces ménages eux-mêmes.

Contribuables Associés est prêt à soutenir tout élu qui prendra un tel engagement. Qui dira : « Si je suis élu (ou réélu), je m’engage à baisser les dépenses de ma commune, et ensuite, à baisser les impôts locaux » (et pas seulement les taux, la collecte elle-même, nonobstant l’évolution des taux et des bases). Sans distinction de couleur politique. Alors ? Chiche !

Alain DumaitAlain Dumait, directeur de la publication des Enquêtes du contribuable

« Ces maires qui jettent votre argent à la poubelle », Les Enquêtes du contribuable février/ mars 2014 – 68 pages, 3€50.

En kiosque le 31/01/14 et sur abonnementwww.contribuables.org/boutique.

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Publié par Rédaction le 28/01/2014