Bonnets rouges et rouges benêts – L’édito de Jean-Baptiste Leon

jean baptiste leon enquêtes du contribuable
Le 26/11/2013

Ce numéro des Enquêtes du contribuable consacré à l'expatriation des Français le démontre : à rebours des chiffres que nous assènent les Pravda médiatiques, les super riches sont une minorité dans le bataillon des candidats à l’exil.

"Ces Français qui fuient le socialisme" , Les Enquêtes du contribuable n°2 – décembre 2013/janvier 2014 -3,5 €Edito de « Ces Français qui fuient le socialisme », Les Enquêtes du contribuable n°2, décembre 2013/janvier 2014. Pour commander en ligne ce numéro

 La marée monte. Elle monte, la fronde des entrepreneurs, marins, ouvriers et paysans. Les préfets, dans une récente note, ont sonné l’alarme : la contestation se propage « partout sur le territoire ».

Une myriade de collectifs protestataires – pour beaucoup anti-impôts – s’est constituée ces derniers mois : « Bonnets rouges », « verts », « oranges », « Sacrifiés », « Poussins », « Tondus », « Dindons », et j’en passe, manifestent leur ras-le-bol fiscal.

Au grand dam de Jean-Luc Mélenchon et autres rouges benêts qui voient les Bretons se détourner des vieilles charrues syndicales, la révolte armoricaine contre l’écotaxe (où se font jour également les aspirations d’une Province à se libérer du joug jacobin) a ceci de commun avec l’insurrection des Bonnets rouges et bleus de 1675, la « Révolte du papier timbré » dont elle s’inspire, qu’elle réunit les différentes classes sociales contre l’impôt.

Cette unité sur le pavé quimpérois de citoyens de tous bords politiques contre une mesure profondément antiéconomique – qui ne l’est d’ailleurs pas plus que tellement d’autres – est un signe d’espoir pour notre pays.

Mais ne nous emballons pas : la Ve République n’en est pas à sa première manif’. Les fractures idéologiques et sociologiques sont telles en France qu’elles ne se réduiront pas du jour au lendemain. Et puis, il y a tant de profiteurs d’un système qui déresponsabilise et qui encourage l’assistanat…

Car rien n’est appelé à changer, en France, si l’opinion publique (ne misons pas trop sur les élus…) ne comprend pas qu’il convient, avant toute autre chose, de remporter la mère de toutes les batailles : le combat pour une baisse draconienne des dépenses publiques, préalable indispensable à toute baisse conséquente des impôts.

Sans cela, les Français compétents continueront à quitter le navire. D’autant plus que nos voisins, pas bêtes, leur déroulent le tapis rouge. Ainsi Boris Johnson, le maire de Londres (celui-là même qui qualifia la politique fiscale de François Hollande de pire  » tyrannie depuis 1789″) s’est dit prêt à accueillir « tous les Français talentueux ». Et ils sont chaque année de plus en plus nombreux à répondre à l’appel.

Ce numéro des Enquêtes, qui s’appuie notamment sur la récente étude de Jean-Paul Gourévitch consacrée à l’expatriation des Français, le démontre : à rebours des chiffres que nous assènent les Pravda médiatiques, les super riches sont une minorité dans le bataillon des candidats à l’exil.

A une écrasante majorité, ce sont des entrepreneurs, des cadres, des jeunes diplômés, des retraités, « des gens comme vous et moi » qui entonnent le chant du départ pour un aller bien souvent sans retour.

Comme on peut les comprendre, car ainsi que le note notre chroniqueur H16, si l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs, au moins elle y pousse…

Jean-Baptiste Leon, rédacteur en chef des Enquêtes du contribuable

***

"Ces Français qui fuient le socialisme" , Les Enquêtes du contribuable n°2 – décembre 2013/janvier 2014 -3,5 €« Ces Français qui fuient le socialisme » Les Enquêtes du contribuable n°2, décembre 2013 – janvier 2014. En kiosque et sur abonnement. 68 pages – 3,50 €€ Pour commander en ligne ce numéro.

Articles de la même rubrique


Publié par Rédaction le 26/11/2013
Par de MAUROY Xavier, le 30/01/2014

Bonjour,
Vous avez en partie raison, mais il y a une lacune d’importance dans vos déclarations « radicales » qui vont outrer, décourager des bons Maires (il y en a, souvent dans les communes rurales et parfois dans les moyennes et grandes) qui ne pratiquent pas du tout ce que vous dénoncez à juste raison..
Vous avez raison de critiquer les mauvaises gestions de trop nombreux Maires; mais trouvez aussi des arguments pour féliciter et encourager les bons qui « mis dans le même sac » seront furieux, démotivés et risquent même de « jeter l’éponge »
Dans ce cas vous allez obtenir le contraire ,(me semble t’il) de vos intentions?…
XdM – ancien élu, membre de C.A. 1/145093

Poster votre réaction

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *