Le pouvoir occulte de la CGT, bras armé du PCF

alain-dumait
Le 04/12/2012

La CGT est, et a toujours été le paravent du Parti communiste. Ce fut vrai à toutes les étapes de son histoire. Pas une initiative, pas une décision stratégique qui n’ait été auparavant approuvé par le parti.

La CGT est, et a toujours été le paravent du Parti communiste. Ce fut vrai à toutes les étapes de son histoire. Pas une initiative, pas une décision stratégique qui n’ait été auparavant approuvé par le parti.

C’est donc au travers de cette réalité qu’il faut examiner la force de la CGT en France.

J’entends encore M. Jean-Baptiste Doumeng, appelé « le milliardaire rouge » – lequel, à Paris, ne descendait qu’à l’ hôtel Plaza Athenée de l’avenue Montaigne – qu’on interrogeait à la télévision – ce devait être en 1986 – sur le déclin du Parti communiste, dont il était membre, répondre avec son accent rocailleux de la Haute-Garonne : « Un parti qui tient les ports, les transports publics, la presse, la distribution de l’énergie… n’est certainement pas un parti déclinant ! »

Ce qui voulait dire, en clair, que la puissance du PCF n’était pas dans ses scores électoraux, mais dans le fonds de commerce de la CGT.

Ce patrimoine s’est constitué, pour l’essentiel, à l’occasion de chacun des épisodes de participation du Parti à des gouvernements d’ »Union de la gauche ». Création des comités d’entreprise en 1936 ; nationalisation d’entreprises en 1945 et mise en place de comités centraux comme à EDF ; instauration de monopoles d’embauche dans les ports et les imprimeries de presse… ; promulgation des lois Auroux en 1982 qui établissent quelques milliers de permanents syndicaux supplémentaires.

Et en 2012 ? Qui ne voit que le bras de fer actuel entre le PC et le PS, qui s’est traduit ces dernières semaines par une mise en minorité du gouvernement au Sénat, a justement pour cause cette négociation sur de nouveaux avantages accordés aux syndicats, qui d’ailleurs figurent explicitement dans les propositions du rapport Gallois (postes d’administrateurs, présidence des comités d’entreprise…).

Quant à la droite, elle a toujours entretenu l’illusion qu’un accord était possible avec la CGT. Rêve toujours démenti par la réalité. Car la CGT est génétiquement anti-capitaliste et adepte de la violence révolutionnaire, nos Dossiers en sont un constat accablant.

A ceux qui pourraient reprocher à Contribuables Associés de ne rien proposer, rappelons que nous militons (et pétitionnons) pour que soit supprimée toute subvention aux syndicats. Comme aux partis politiques. Comme aux associations, comme aux entreprises ! Car on ne peut être à la fois stipendié et libre…

Alain Dumait, co-fondateur de Contribuables Associés

Dossiers du Contribuable n°10 «Enquête sur la CGT», décembre 2012 – 68 pages, 4,50 €. En vente chez votre marchand de journaux et sur notre boutique en ligne. Pour vous abonnez, rendez-vous sur la page « Abonnez-vous au Cri ».


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Publié par Rédaction le 04/12/2012
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  • Riketzy

    Il est évident que subventionner les syndicats (avec l’argent des contribuables) est aberrant. A quand remonte cette décision politique de subventionner les syndicats ? Quels arguments ont bien pu être mis en avant pour justifier cette aide aux syndicats ? Qui a le pouvoir de stopper ce financement ? J’ose espérer que ne se cache pas une forme de chantage derrière ce financement dans le genre: « Je te finance mais tu limites le nombre de jours de grève… » . Donc les non-syndiqués sont doublement pénalisés: d’une part par l’impôt qui va alimenter des caisses bizarres et d’autre part par les jours de grève qui nous empoisonnent la vie…

  • ves

    L’État et les syndicats sont des organes intégralement maçonniques, ils est bien normal que ces siamois cheminent main dans la main, tablier contre tablier.

  • poulbot

    la CGT sous couvert d’avancés social , cache en réalité une oeuvre de destruction de l’économie française , les armateurs ont fuit la france pour Gêne ou Anvers , les journeaux s’imprime en italie ou espagne.
    non content de cela ce « syndicat » empoche des millions de la part de l’état, état qui vient le prendre dans nos poches alors que beaucoup de personne haïs véritablement ce « syndicat » du fait des désagrément permanent qu’il impose aux personnes désirant simplement travailler.
    il faut que les parlementaire interdises par lois toutes subventions que ce soit a l’ensemble des syndicats ainsi qu’au associations gravitant autour.

  • poulbot

    la CGT sous couvert d’avancés social , cache en réalité une oeuvre de destruction de l’économie française , les armateurs ont fuit la France pour Gêne ou Anvers , les journaux s’imprime en Italie ou Espagne.
    non content de cela ce « syndicat » empoche des millions de la part de l’état, état qui vient le prendre dans nos poches alors que beaucoup de personne haïs véritablement ce « syndicat » du fait des désagrément permanent qu’il impose aux personnes désirant simplement travailler.
    il faut que les parlementaire interdises par lois toutes subventions que ce soit a l’ensemble des syndicats ainsi qu’au associations gravitant autour.

  • phalène

    A Riketzy, sous réserves d’erreurs, le gros de la situation réglementaire de nos syndicats vient de la libération: avant interdits, ils deviennent autorisés et ultra protégés d’un retour possible de l’interdiction ( biens insaisissables, représentants non licenciables,…); comme le PC à ce moment est puissant on copie l’URSS , avec une nuance, pas de syndicat unique ( sans doute un alibi politique pour pouvoir dire que l’on est en démocratie les Etats Unis libérateurs veillent, mais l’objectif est clair seule la CGT, partie du PC, doit compter.
    Il nous en reste des choses étranges: les représentants syndicaux sont nommés par la centrale (ils peuvent ne pas appartenir à l’unité de production!), les syndicats dits représentatifs, qui seuls peuvent signer des accords avec les patrons, sont désignés par le pouvoir politique, sans référence à un résultat électoral( cela a failli changer un peu, mais l’application de la loi votée a été repoussée!); je reçois chaque semaine plusieurs publications de la CGT, jamais d’un autre syndicat (la masse d’argent dépensée en communication m’est inconnue, mais doit être considérable , au profit de la seule CGT).
    Au final, le schéma que je m’en fais est le suivant:
    Un pouvoir politique, élu;
    en parallèle, un pouvoir syndical matérialisé par des centrales plus ou moins démocratiques, qui désignent leurs représentants sur le terrain dans toute la France; La CGT y dispose de moyens largement supérieurs aux autres;
    une administration très puissante, et proche des syndicats.

    Le pouvoir politique dans cette compétition a démissionné, et se contente d’exister, d’où le sentiment général d’impuissance (fausse) et de corruption du politique.

    Désaccord avec l’article proposé, ce n’est pas en luttant contre la CGT que l’on remettra de l’ordre dans ce bazar, mais en faisant évoluer les textes pour faire des syndicats des organismes démocratiques normaux, soumis aux règles communes, et en leur confiant un vrai rôle social défini clairement. J’insiste sur le fait que les centrales syndicales ne sont aujourd’hui que des marques vis à vis des syndicats de terrain, il n’y a pas réellement d’idéologie commune, ni d’analyse stratégique partagée: la centrale CGT n’a pas voulu tuer le port de Marseilles, ni la SNCM, elle a laissé faire, comme la CFDT avec Sea France.